Des soins de support pris en charge à l'hôpital

Catherine Cerisey

Lorsque j'ai eu mon cancer en 2000, j'ai eu la chance qu'on me propose des soins oncologiques de support. On ne les appelait pas comme ça à l'époque, on parlait de prise en charge, de parcours de soins ; le dispositif d'annonce n'est apparu qu'en 2004 et les soins oncologiques de support encore plus tard.
Au-delà du kiné ou du psychologue qui faisaient partie des soins classiques acceptés par les soignants, les soins de support étaient très peu développés. On ne parlait pas du tout par exemple d'ostéopathie, de sophrologie. On s'échangeait des adresses entre patients.
On m'a proposé ces soins très rapidement. J'ai eu besoin de la kinésithérapie après mon opération et j'ai été suivi très vite et très longtemps. J'ai également demandé à bénéficier de l'aide d'un psychologue car j'avais vraiment besoin d'être suivie. Ces soins étaient dispensés par une onco-psychologue au sein de l'hôpital. Je la voyais une fois tous les quinze jours ou une fois par semaine selon mon état et lorsque je ne pouvais pas me déplacer, suite à la chimiothérapie, nous faisions la séance par téléphone. Ces soins étaient pris en charge à l'hôpital, cela a été une grande chance pour moi car ces sons étaient gratuits.